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Le photovoltaïque dans la Manche en quelques chiffres :

photovoltaique

 

C’est la luminosité et non l’apport de chaleur par le soleil qui permet de produire de l’électricité. Ainsi par exemple, 100 m2 de panneaux mono-cristallins exposés plein Sud à Granville avec une inclinaison de 30° par rapport à l’horizontale (conditions optimales de rendement), font une installation de puissance maximale 15 kWc et permettent de produire 14 000 kWh par an, contre seulement 15% de plus à Toulouse.

Quand investir ?

Sur un bâtiment neuf, l’orientation du bâtiment, l’inclinaison de la toiture, la structure des murs porteurs et de la charpente et l’étanchéité peuvent être prévus au stade des plans. Quand la couverture est ancienne et doit être remplacée (problème d’étanchéité ou autre), la situation peut s’y prêter aussi : les supports des panneaux assureront l’étanchéité sur la surface couverte, évitant le coût des matériaux de couverture classiques.
En plus des conditions ci-dessus, il faut vérifier qu’il n’y a pas d’ombrage sur la toiture (arbres, autres bâtiments, silos…).

Quel revenu ?

Actuellement, l’électricité produite peut être injectée totalement sur le réseau d’électricité et revendue à EDF dans le cadre d’un décret d’obligation d’achat sur 20 ans.

Pour les bâtiments clos et couverts de plus de 2 ans (exemple : bâtiments hors-sol) dont les panneaux suivent le plan de toiture et assurent l'étanchéité, le prix de rachat est de 50 c€/kWh.

Dans les autres cas (bâtiments neufs ou non complètement clos) mais dont les panneaux assurent aussi l'étanchéité et le plan de toiture, le prix de rachat est de 42 c€/kWh. Ainsi les 14 000 kWh produits par une installation de 100 m2 à Granville apporteraient une recette d’environ 5900 € par an.

Les points importants pour s’assurer d’une installation fiable :

Une installation photo-voltaïque doit produire pendant 20 ans pour assurer un revenu régulier. Il faut donc s’assurer que l’installateur garantisse l’approvisionnement et le remplacement des panneaux pendant 20 ans ainsi que des onduleurs, sans quoi la production électrique des panneaux ne peut être évacuée en courant alternatif sur le réseau.
Il faut vérifier la garantie de rendement des panneaux minimale au bout des 20 ans (80% par exemple par rapport au rendement de l’installation neuve, ou un nombre minimum de kWh à produire). Il faut également faire chiffrer le surcoût d’assurance pour couvrir d’éventuels dégâts de l’installation (incendie…).
Avec la présence d’animaux (porc, volaille), la position de la sortie d’air est primordiale pour ne pas avoir de rejet d’ammoniac à proximité des panneaux et des câbles. L’isolation des bâtiments chauffés peut également être comprise ou non dans le prix, c’est un point à vérifier. Certains opérateurs proposent une option de télésuivi.
Cela permet de surveiller la régularité de la production électrique et d’intervenir rapidement en cas de défaillance d’un panneau ou d’un onduleur.
L’élimination de l’ancienne couverture (amiante notamment) peut être intégrée dans le devis ou non et influer sur le prix.
La réalisation de ces installations exige une double compétence de couvreur et d’électricien. Les agréments ou certifications des fournisseurs peuvent être vérifiés.

Enfin, peut être intéressant de demander à visiter des sites déjà équipés par les opérateurs.

 

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